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Samedi 10 mars 2007

J’ai observé l’innommable beauté de l’amour prendre toutes les cellules de mon corps, jusqu'à me fondre dans la nature luxuriante. Le rituel (effectué pour rendre une partie d’âme qui ne m’appartenait pas) a eu le pouvoir d’effacer la frontière usuelle entre le dense et le subtil. En l’espace d’un coeur qui s’affranchit de ses limites physiques, la dualité laissa place à une symbiose symphoniquement parfaite, où les esprits en présence présentèrent leurs plus belles parures.

 

Le cœur a ce pouvoir, de faire danser la matière jusqu’à la soumettre aux lois infinies du cosmos. Le corps, le cœur et la conscience sont les premiers témoins de notre splendeur. Tout est partout en même temps et nul part à la fois.
La force du rituel se trouve dans le contact direct physique avec le vivant et la nature. Et si l’on ose s’ouvrir à la sagesse du vivant, elle nous apprend que nous ne sommes distincts de rien, et que tout est en nous, par là même ailleurs, en cette incroyable danse des lucioles enchantées, irradiant la conscience des cœurs…

 

Infiniment, l’amour nous relie au grand tout, parce que ce dernier est simplement ce qui nous compose jusqu’au au plus profond du vide cellulaire. Le vide c’est l’informe, c’est l’innommable, et c’est la définition la plus proche de la conscience totale qui dépasse tous les clivages.

 

Le vide mental n’exclut nullement l’ego ou la personnalité, il le remet à sa place, c’est tout. Notre mental est utile pour plein de chose, notamment pour contrôler nos intentions et nos actes. Le mental nous permet d’avoir conscience de notre grande conscience sans nous dissoudre spontanément dans l’incommensurable. Et il me permet de communiquer ces quelques impressions.

 

par planchon publié dans : chamanartvisionr
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